CRÉPUSCULE

Vidéo TV HD, vidéo à échelle 1, multi diffusion sonore

dimensions variables

2018

 

 © 2018, Musée d'Art et d'Histoire de Saint Denis

Chaque élément de l’installation est un enregistrement en temps réel d’une action et d’un dispositif. Le dispositif est un miroir à la dimension d’une porte placé dans une forêt. Dans le miroir se reflète l’image d’un personnage, qui par un phénomène osmotique avec les éléments qui l’entourent, recouvre son corps de noir à mesure que la lumière solaire décline. Le temps du crépuscule, la dimension d’une porte désignent l’espace d’un franchissement. L’image du personnage et celle de la forêt disparaissent en même temps. Les bruits des animaux et du vent, les bruissements qui, dans le noir, permettent d’imaginer un autre espace. 

La grande vidéo enregistre l’image reflétée dans le miroir. Chaque enregistrement (vidéos et son) est désynchronisé dans la durée. Le spectateur n’a aucune change d’avoir la même relation d’image.

« Donner voir, c’est toujours inquiéter le voir, dans son acte, dans son sujet. Voir, c’est toujours une opération de sujet, donc une opération défendue, inquiétée, agitée, ouverte. Tout œil porte avec lui sa taie, en plus des informations dont il pourrait à un moment se croire le détenteur. Cette scission, la croyance veut l’ignorer, elle qui s’invente le mythe d’un œil parfait (…) ; la tautologie l’ignore aussi, elle qui s’invente un mythe équivalent de perfection. »

Georges Didi Hubermann, Ce que nous voyons ce qui nous regarde, 2004

Pauline Bessières